13.07.2008

Mon vieux...

  Petite envie de me relancer , comme ça , sans régularité , juste quand l'envie s'en fera sentir ... Depuis ces semaines , mes écrits sont restés sur papier et c'était bien mieux ainsi puisque je viens d'en jeter la moitié . Du nouveau ? Oui , on avance bien entendu mais pas à la vitesse souhaitée ... Pas le feu au lac , ça viendra quand ça viendra !! Pour le reste , on prend comme ça vient ... Chaque jour est propice à la découverte et ce qui est vrai aujourd'hui , ne le sera peut être plus demain , alors le plus sage est de tempérer ...

 Il y a quelques jours , j'ai entendu une chanson qui pour moi , a beaucoup de sens . Disons que sur les années passées et la réalité du moment , elle m'a fait comme un électrochoc avec un mal fou à gérer l'émotion ressentie . Je sais que la personne concernée ne lira jamais ceci et quand bien même , elle ne pourrait comprendre ce que je ressents . Malade depuis plusieurs années , il vit dans son monde , entre sa chambre et son fauteuil au salon . Sans grand dialogue car déconnecté de tout . Les confidences , ça n'a jamais été notre fort . Il ne savait pas faire et moi j'ai compris bien des choses sur le tard !Un petit clin d'oeil à mon enfance à travers ces paroles qui parfois sonnent très forts à mon souvenir ...

11.02.2008

Ecouter voir ressentir comprendre

Bon , autant dire que pour l'instant l'inspiration a du mal à réapparaître ... J'attends un peu encore et si rien ne revient , je dirai au revoir à tout ceci ... Remise en question béton , oui . Ma tête fourmille de tout et de rien , enfin de rien d'intéressant à partager . Des évidences trop indicibles , des pertes de repères déjà bien trop fragiles . Trops de faux semblants autour de moi pour que je sois objective. Je dois reprendre une direction qui me corresponde davantage plutôt que de rester à me leurrer dans je ne sais trop quel bain . Car , est bien moins aveugle celui ou celle que l'on croit . Merci à toi Michel car au travers de ton handicap , tu m'as fait comprendre bien des choses . Merci pour ce morceau de texte que j'aime énormément  et pour cause !!!  

Regarder l'invisible

Voir la sève bouillir sous l'écorse qui vieillit

Ecouter le silence

Entendre le chant des blés et le rire du printemps .

Sentir les nuages

et humer le soleil .

Goûter la lune

Et boire la mer .

Toucher l'éternité

Caresser l'éphémère ...

                                      Michel Ecoffard
 

 

   

27.01.2008

Comment dire .....


podcast

 
Il y a
Dans mes refus de dire je t'aime
Plus d'amour que dans les poèmes
Et que dans tous ces mots-là...

Si tu vois,
Flotter une larme bohème
Dans mes yeux, mon cœur s'y promène
C'est qu'alors je pense à toi

C'est comme ça,
Le bonheur n'est pas géomètre
J'ai pas de plans à te soumettre,
Je sais pas le faire marcher droit

M'en veux pas
Si je ne peux rien te promettre
C'est que je voudrais tout peut-être
Et ça ne me suffirait pas

Pas à pas
Je parle à tâtons et j'effleure
Tous ces mots qui reprennent couleur
Quand je les pose sur toi

Et je vois
Les rêves qui hésitent encore
Prendre la forme de ton corps
Et je souris malgré moi

Jusque-là
J'croyais à peu près me connaître
J'ai tout jeté par ta fenêtre
Pour mieux m'apprendre dans tes bras

M'en veux pas
Si je ne sais rien te promettre
À part dans ces phrases muettes
Que je vagabonde sur toi

Laisse-moi le temps de t'aimer sans penser au-delà
Tu me souris et tu te tais, mais tu ne comprends pas...
Laisse-moi, le temps de trouver l'empreinte pour mes pas
À force de t'avoir cherchée, j'ai un peu peur de moi

Peur de moi...
Est-ce que ce n'est pas autre chose
Tu m'apprivoises et je dépose
Mes ombres fanées derrière moi

Peur de quoi
Peur de l'avenir qui se glisse
Entre ma peau et mes caprices
Quand je me perds au bord de toi

Peur de quoi
Tout simplement de reconnaître
Que tout est là, dans ces peut-être
Qui me chavirent autour de toi

Peur de moi...
Il n'y a rien d'autre à comprendre
Toi tu voulais des mots plus tendres,
Et moi... Je te parle de moi

Il y a
Dans mes refus de dire je t'aime
Plus d'amour que dans les poèmes
Et que dans tous ces mots-là...
Et que dans tous ces mots-là... 

                                             Patrick Bruel

 En faisant un peu de trie dans mes notes , j'ai effacé celle ci , par erreur . Elle reprend donc sa place , car très parlante pour moi .

10.01.2008

Cette année ...



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Texte tiré du spectacle A comme Afrique : ( Un de mes préférés ... )

podcast

 

 

Cette année ,

Je l'ai vu pour toi

Grande et mouvante

et je l'ai paré d'un peu de pain

et de soleil à midi .

 

Cette année ,

J'ai vu auprès de toi

Une fille

A la joue dépassant la couleur

Et je l'ai récompensé

d'une histoire du temps jadis

 

Cette année

J'ai vu dans tes bras

un enfant

Qui fait l'amour avec le mot  Maman

et  j'ai ajouté à ses murmures 

Les bruits de cette année

qui s'ouvrent sur le sourire d'une mère . 

04.01.2008

A quoi sert ...

 Sur mon lieu de stage , il y a des photos de Paule et michel sur scène , des toiles peintes par l'actrice , des croquis de costumes si bien dessinés qu'ils sont sous verre ! Les affiches des différents spectacles , écrits par notre metteur en scène , prennent largement un pan de mur . Au milieu de la pièce , trône une grande table ronde bien souvent tachée par des oréoles de café ( pause oblige ! ) . Non loin de là , un banc et un petit canapé rouge destinés aux spectateurs, les jours de représentation . Et puis , il y a notre Molière ( mannequin costumé ) qui veille aussi sur notre travail . Je navigue au milieux de toutes ces choses au quotidien et hier , mon oeil a accroché un texte . Puisque trop souvent mon âme vagabonde , certaines questions à répétition , je me suis posées . En le lisant , mon coeur s'est mis à battre plus fort ! Pourquoi ?  Trop de hasard surprenants autour de moi , en ce moment ! Comme si la roue tournait et que dans son tourbillon , je me perdais . Comme si d'un seul coup , tout allait trop vite provocant chez moi , une angoisse et une peur ! Je ressens des choses étranges , difficilement explicables !! Et pourtant ! tout va de mieux en mieux !!! Depuis quatre mois , je passe devant ces lignes inscrites au mur et c'est seulement maintenant que je les vois . Peut être , étais ce aussi un message supplémentaire pour appuyer la conversation que peu après , j'ai eu avec Paule .

 

 Un jeune homme m'a dit


A quoi sert de naître

puisque l'on doit mourrir ?

 A quoi sert l'amour

puisqu'il doit partir ?

A quoi ça sert les fleurs

puisqu'elles doivent pourrir ?

A quoi sert l'attente

puisque l'on doit partir ?

A quoi sert le chant

puisqu'il s'évanouit ?

A quoi sert le vase du désir

si vide sitôt qu'il est rempli ?

A quoi sert la rosée des églantines

puisque le soleil la boit sitôt qu'elle est levée ?

A quoi sert l'odeur de la rose

quand au bout de trois nuits , elle s'est évanouie ?

A quoi sert le feu de ton sexe

puisque demain il doit refroidir ?

Et ce flux et reflux

suspendu à tes reins ,

puisque cette marée

cette énergie de lune

demain, et tu le sais ,

va son dernier virage

à jamais se faire boire ,

ne laissant sur la plage

aux dunes du temps perdu

aucune trace , aucun signe

simplement qu'une poussière salée

qu'on appelle

SOUVENIR

A quoi ça sert tout ça ?

 

Jeune homme

ca sert à vivre .

                          Michel Ecoffard
 

19.12.2007

Mélodie Mélodie !!!


podcast
SANS TOI    

Il faudra que le temps me pardonne
Qu'il éteigne l'ombre et le froid
Le silence et surtout qu'il me donne

L'envie de poursuivre sans toi

Il faudra que le temps me répare
Qu'il m'apprenne au moins cette fois
La patience et la force de croire
À tant de choses que je ne suis pas

{Refrain:}
Sans toi
Un souffle une étincelle
Sans toi
Que ma vie se rebelle
Sans toi
Redessiner mon ciel
Sans toi
Enfin devenir celle
Sans toi
Du fond de mes colères
Sans toi
Bien plus qu'une prière
Sans toi
Franchir d'autres frontières
Sans toi
Et passer des rivières

Il faudra que le temps me délivre
De nos secrets, de nos serments
Qu'il m'enseigne du fond de ses livres
Où dérivent les sentiments

Il faudra que le temps se souvienne
De nos regards et de nos voix
Simplement pour qu'un jour ils reviennent
Par le sourire d'un autre que toi

Sans toi
Du fond de mes colères
Sans toi
Bien plus qu'une prière
Sans toi
Franchir d'autres frontières
Sans toi
Et passer des rivières

Même si l'amour me blesse
Me fais si mal chaque fois
Oh ! même si l'amour me blesse
Je veux vivre et aimer chaque fois
Tout comme la première fois

10.12.2007

Chaudoudoux et froids piquants


Dans un pays lointain, les gens vivent heureux. Ils portent, accroché à leur ceinture, un sac de petites boules duveteuses appelées chaudoudoux, parce qu’elles font chaud et doux. Chaque fois qu’une personne a envie d’un chaudoudoux, elle le demande. L’autre plonge la main dans son sac et le lui offre.
Les chaudoudoux sont inépuisables parce qu’elles sont les marques d’attention que nous échangeons et qui nous remplissent de bien-être.
Tout cela ne fait pas l’affaire de la vilaine sorcière qui ne vend ni ses philtres ni ses pilules ! Elle décide de créer la pénurie en soufflant à l’oreille d’un villageois l’idée que les chaudoudoux peuvent venir à manquer. " Si ta femme donne ses chaudoudoux à n’importe qui, il n’y en aura plus pour toi. " Jalousie, doute, suspicion apparaissent… Le mari commence à surveiller sa femme, qui contrôle ses enfants… Très vite, tout le village est atteint. Les gens hésitent à s’échanger des chaudoudoux. En manque, ils sont de plus en plus tristes et hargneux, tombent malades, se flétrissent et meurent. La sorcière vend ses philtres à tour de bras, mais rien n’y fait. Comme elle ne désire pas perdre toute sa clientèle au profit du cimetière, elle invente un procédé. Elle offre aux villageois des sacs de froid-piquants. Ce sont de petites boules qui ressemblent vaguement aux chaudoudoux, mais quand on les reçoit, on se sent froid et on a mal. Les gens commencent à s’échanger les froid-piquants…Ils ne meurent plus, mais consomment abondamment les pilules et les philtres de la sorcière.
Un jour une femme qui s’appelle Jolie Doudou survient. C’est une femme chaleureuse et belle qui sait parler aux enfants et qui n’a jamais entendu parler de la pénurie de chaudoudoux. Elle en donne librement à tous sous les yeux des villageois stupéfaits. Elle sourit beaucoup, on se sent bien avec elle, elle fait des câlins aux enfants. Ceux-ci l’adorent. Et recommencent à s’échanger des chaudoudoux gratuitement, facilement, pour le plaisir. Voyant cela, les adultes méfiants se mettre à produire des règles et des lois pour réglementer les échanges de chaudoudoux…
Je ne sais pas quel sera l’avenir ?, mais j’ai un nombre inépuisable des chaudoudoux à échanger et je suis sûre que vous aussi.

 

Claude Steiner l’auteur, de François Paul-Cavallier l’adaptateur traducteur de ce conte et propriétaire du nom ainsi qu’InterEditions l’éditeur du livre voire Pef l’illustrateur

 


François PAUL-CAVALLIER, Formateur en Psychologie, Auteur. AC 1962-64
9, rue d’Alembert, 75014 Paris, France.
tel +33 (0)1 40 47 83 17
fax +33 (01) 70 24 85 40
Mobile: 06 67 69 83 17
Skype login: paulcavallier
Site: http://www.artofpeace.uwcnetwork.org

Livres:
“J’allège ma vie” aux éditions PLON.
“Visualisation des images pour agir” chez InterEditions.
“Les jeux de coopération pour les formateurs” aux éditions d’Organisation (Groupe Eyrolles).
“ Eduquer gagnant” éditions Eyrolles.

 

 

07.12.2007

Histoire d'un moment

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Petit chemin aux couleurs avancées de l'automne ,

Petit chemin menant à une plage déserte

Sous le soleil timide de la saison.

Le bruit des vagues venant mourir pour mieux renaître ,

Le bruit des vagues et sa douce mélodie .

 

Empreintes sur le sable, empreintes éphémères ,

Empreintes pour sourire ,l' empreinte d'un délire.

sentiments mêlés d'écume à leur déraison

incontrôlables , incontournables ,

La nature offre ses trésors.

La nature  et son pouvoir  captivant .

 

 Et l'on se prend à rêver , à oublier la réalité .

L' instant  présent est tellement bon .

Douce folie pour s'abandonner à coeur perdu

A la recherche d'un moment de bonheur , 

Mais qui n'est ni plus ni moins qu'un leurre .

 

 A écouter


podcastTout le temps tout le temps ___ Elsa____

 

 

 

 

03.12.2007

Ecorchée vive

podcastKayna Samet____ écorchée vive ___

 

 

Ce matin j' me sens pas bien
J'me sens pas belle et pas comprise
Je vais dans la salle de bain
Je me regarde et me sens triste
Je m' demande où je vais
21 ans à zigzaguer
A faire semblant d'avoir grandi
Moi j'en ai marre de m' dire tant pis

J'en peux plus
De trimer pour un taff
D'être jeune et déçue
Et marcher sur mes traces
Marcher sur mes traces tout le temps
Toujours prendre des baffes pourtant
J'ai besoin de vivre laissez moi libre

{Refrain: x2}
J'crois que j' vais tout plaquer
J'me sens attirer par le vide
J' m'accroche pour pas craquer
J'suis comme écorchée vive

Derrière les portes sur le pallier
J'entends toujours les mêmes souffrances
J'me lève allume la télé
Histoire de combler le silence
Sur mes pages des ratures
Celles où j' mets toutes mes espérances
ça paye pas encore les factures
et ni mes avis d'échéance

J'en peux plus
De trimer pour un taff
D'être jeune et déçue
Et marcher sur mes traces
Tout le temps et toujours prendre des baffes pourtant
J'ai besoin de vivre laissez moi libre

{Refrain: x4}
J'crois que j' vais tout plaquer
J'me sens attirer par le vide
J' m'accroche pour pas craquer
J'suis comme écorchée vive

C'est écrit mais j' crois que j'ai pas bien lu
On m'a dit mais j' l'ai pas entendu
Certains jours trop de fois ça va pas
On ne me l'avait pas d'écrit comme ça
C'est écrit mais j' crois que j'ai pas bien lu
On m'a dit mais j' l'ai pas entendu
J'savais pas qu' ça faisait mal comme ça
D'être née avec un coeur gros comme ça

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 Pas grand chose à rajouter ... Kayna Samet , album " entre deux je " : J'ai beaucoup aimé !!!

 

27.11.2007

Comme son nom l'indique !!

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Tempête

L'orage s'ammoncèle et pèse sur la dune
Dont le flanc sablonneux se dresse comme un mur.
Par instants, le soleil y darde un faisceau dur
De rayons plus blafards qu'un blême éclat de lune.

Les éclairs redoublés tonnent dans l'ombre brune.
Le pêcheur lutte et cherche en vain un abri sûr.
Bondissant en fureur par l'océan obscur,
L'âpre rafale hurle et harcèle la hune.

Les femmes, sur le port, dans le tourbillon noir,
Gémissent, implorant une lueur d'espoir...
Et la tempête tord le haillon qui les couvre.

Tout s'effondre, chaos, gouffre torrentiel !
Sur le croulant déluge, alors, voici que s'ouvre
En sa courbe irisée un splendide arc-en-ciel.

 

Jules Breton 

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